ON POURRAIT VIVRE DIX ANS DE PLUS EN ADOPTANT CINQ HABITUDES DE VIE SAINES

Selon une étude américaine, cinq habitudes de vie saines à adopter au cours de l'âge adulte pourraient, combinées, ajouter au moins dix ans à notre espérance de vie.

Cinq habitudes à adopter à l'âge adulte, ce ne serait pas cher payé pour vivre dix ans de plus. Et selon une étude publiée lundi par la T.H. Chan School of Public Health de Harvard, aux États-Unis , cela pourrait suffire. Cette étude est en effet la première analyse exhaustive des effets de l'adoption d'habitudes de vie à risques réduits sur l'espérance de vie aux États-Unis, un pays dont l'espérance de vie, 79,3 ans, est plus faible que presque toutes les autres nations à hauts revenus.

5 habitudes de bon sens

Ces cinq habitudes sont déjà bien connues, et relèvent du bons sens. Ne pas fumer, maintenir un indice de masse corporelle bas (18,5-24,9 kg/m²), faire au moins 30 minutes quotidiennes d'exercice physique modéré à vigoureux, ne boire de l'alcool que raisonnablement (pas plus de 15 cl de vin par jour pour les femmes, jusqu'à 30 pour les hommes), et manger sainement.

Selon les chercheurs qui ont analysé 34 années de données concernant 78 865 femmes et 27 ans de données concernant 44 354 hommes, ces cinq habitudes auraient permis aux participants d'espérer vivre, après 50 ans, encore 43,1 ans pour les femmes et 37,6 ans pour les hommes. À l'inverse, ceux qui n'avaient adopté aucune de ces pratiques saines ne pourraient espérer que 29 ans pour les femmes après 50 ans, et 25,5 ans pour les hommes. Soit une différence de 14 ans en moyenne pour les femmes et 12 ans pour les hommes. Celles et ceux qui combinaient l'ensemble de ces pratiques gagnaient le plus d'années de vie.

«Faible adhésion» à ces principes par les Américains

Les chercheurs ont également établi que les femmes et les hommes qui avaient les modes de vie les plus sains avaient 82% de chances en moins de mourir de maladies cardiovasculaires et 65% de chances en moins de mourir d'un cancer, par rapport à celles et ceux qui avaient les modes de vie les plus toxiques.

«Cette étude souligne l'importance, au sein de la population américaine, d'adopter un mode de vie sain pour vivre plus longtemps», a déclaré Frank Hu, le directeur de l'étude dont les résultats sont consultables en anglais sur le site de Circulation. «Cela dit, on constate une très faible adhésion à des modes de vie plus sains. Les politiques publiques devraient donc insister davantage sur la promotion d'une alimentation, de logements et d'un environnement social sains, afin d'encourager un régime et des modes de vie sains.»



Par P.P. avec Relaxnews
Source : Leparisien.fr/laparisienne