FASHION WEEK PARIS :
DIOR PRÉSENTE UN DÉFILÉ ARTY ET ROMANTIQUE

Le défilé Dior printemps-été 2018 se tenait ce mardi au musée Rodin. Qu'en retenir ?

Plus la journée passe et plus il fait beau. On ne sait pas vraiment si c’est un bon présage, mais cette douceur a le mérite d’être agréable. Car un vêtement semble toujours plus beau au soleil. Surtout quand il s’agit (comme ici) d’une collection estivale. C’est en tout cas l’état d’esprit dans lequel nous passons les imposantes portes du musée Rodin dans lequel Dior tient son défilé printemps-été 2018.

Evidemment, à l’extérieur, c’est la cohue. A l’intérieur, idem. Dior est un défilé que personne ne voudrait rater.

On croise Natalia Vodianova au bras de la mannequin Winnie Harlow. Et Antoine Arnault au bras d’Anna Wintour. Au loin, Emily Ratajkowski rit, en robe (Dior, évidemment) dans une robe corsetée blanc crème.

Modelo: @emrata

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Hommage à Niki de Saint Phalle 
C’est dans un décor plus arty que jamais que se déroule le défilé. Comme à son habitude, la maison Dior a imaginé un décor monumental, beau et fou. C’est une grotte. Une grotte de luxe. Une grotte inspirée par Niki de Saint Phalle. De grandes colonnes blanches et des mosaïques de miroir recouvrent l’ensemble. Sur les bancs, un indice. C’est un livret au nom évocateur : « Why Have Been There No Great Women Artists ? »(«Pourquoi n'y a-t-il pas ici de Grandes Femmes Artistes ?»), un essai publié en 1971 et rédige par Linda Nochlin. Un texte au titre provocateur mais très féministe. C’est d’ailleurs le fil rouge qui inspirera Maria Grazia Chiuri pour ce défilé de haute voltige. A ceux qui voudraient minimiser l’impact des femmes dans l’art, la directrice artistique de Dior oppose une collection qui célèbre les femmes.

Une mode qui joue à la mode  
Les femmes artistes, comme Niki de Saint Phalle (grande amie de la griffe à l’époque de Marc Bohan), et toutes les autres : des femmes libres. Des «Nanas» pour reprendre le terme que donnait Niki de Saint Phalle a ses statues de femmes. Dès la première silhouette, le ton est donné.

Le pas est marqué, conquérant. Des femmes en chapeaux, en casquette. Des marinières, du coton et des voilages de soie. C’est une mode qui « joue à la mode ». Une mode romantique, aussi. Des cœurs sur la poitrine et en broderie, comme si l’on pouvait décider de tomber amoureux à tout moment. N’importe quand.

Quelques photos de la collection

 

Photos AFP
Par Laurianne Melierre